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À propos

Le bonheur ineffable de l’instant magique, quand le bruissement du sous-bois laisse espérer la venue de celui que l’on attend depuis l’aube, les membres gourds, dans le froid humide qui finit par transpercer les couches de vêtements. Et puis il passe, à quelques mètres, attentif mais pas inquiet, on arrête de respirer, le cœur cogne si fort qu’il paraît impossible que lui ne l’entende pas. Pourtant il avance encore de quelques mètres, et hume l’herbe gorgée de rosée, puis se met à brouter, rassuré… Le premier déclenchement déchire le silence, énorme vacarme ! Il lève la tête, puis se remet à brouter, et on plane, sur notre petit nuage, on a tout oublié, le lever au milieu de la nuit, l’ascension sous la lueur vacillante de la frontale, la fatigue, le poids du sac, le froid, le vent, la faim… puisqu’il est là !

 

Ce bonheur, cet instant, c’est cela que je cherche au travers de cette passion pour la photographie naturaliste. J’espère transcrire à travers mes images la beauté de ce monde animal, parfois juste à notre porte, dans notre jardin – il suffit d’installer une mangeoire pour que le spectacle commence – ou plus lointain.

Etre photographe naturaliste, c’est aimer et respecter la nature, la faune, la flore et toujours garder à l’esprit qu’on ne doit que passer, sans déranger…

Ne laisser comme traces que quelques herbes foulées, l’empreinte de sa semelle dans le sable du chemin.

C’est un vieux bouquetin qui m’a inoculé le virus de la photo animalière.

Observé en Maurienne lors d’une balade dominicale, il m’a permis de l’approcher parmi les rochers, tout prés, à quelques mètres et de passer une heure en sa compagnie, à lui tirer le portrait.

Depuis je passe une partie de mon temps libre à la recherche de rencontres avec la faune- en forêt, en montagne ou bien sur l’eau- transportant partout mon  reflex Canon et divers objectifs.

Les plaisirs et les techniques sont variés,  lente approche ou affut patiemment préparé, en voici quelques exemples:

-lever à 3 heures du matin et montée à la lampe frontale parmi les éboulis pour se retrouver au sommet, 800 mètres plus haut et 2 heures plus tard, au moment ou le soleil vient éclairer le saut du bouquetin dans les rochers.

-Immersion dans les eaux de Camargue lorsque l’affût flottant (simple toile posée sur un flotteur en forme de U) permet d’approcher les flamands roses et les mouettes.

-Lente approche au petit matin dans la rosée des forêts cévennoles d’une famille de sangliers ou l’on retient sa respiration de peur de se trahir par la vapeur que l’on exhale

-Affût dans la cabane construite et semi enterrée avec les copains de l’association de protection de l’environnement dont je fais parti pour attendre le moment ou le pigeon colombin ou le busard cendré viendront profiter de la mare que nous entretenons pour se rafraîchir aux chaudes heures d’été.

-Bivouac d’un soir sur le plateau du Vercors pendant lequel nos avons eu la visite d’une vingtaine de mâles bouquetins à 10 mètres de la tente

-Longue approche en suivant les brames des cerfs dans les forêts de l’Aubrac pour se retrouver cerné par plusieurs cerfs qui se poursuivent dans les broussailles

-Veille de Noël fabuleuse ou je passe 4 heures d’affilée auprès d’un grand mâle bouquetin dans les montagnes de Maurienne.

 

J’ai également pu réaliser avec 3 amis photographes un reportage complet sur la réintroduction du bouquetin en Chartreuse, captures et relâcher des animaux, suivi du développement de la population pour le compte du Parc naturel régional de Chartreuse.

 

Eric Breyton